41 - Dimanche 28 avril 2013 – Same Love

On s’embrasse doucement, tendrement et puis la fièvre monte à nouveau, d’un cran, voire deux, loin des mots, loin d’hier et sans penser à demain. Le passé le présent et le futur ne font plus qu’un dans ce désir de communion qui s’empare de nos êtres.

Plus besoin de mots, plus que le désir de se toucher, se sentir, se consumer qui nous guide. Sa main glisse entre mes cuisses où l’incendie qui couvait depuis des heures s’est pleinement déclaré. Avec fièvre ses mains s’agitent autour de la braguette de mon jean. En quelques secondes nous achevons de nous déshabiller mutuellement et j’attire Manue à moi. Je l’embrasse avec fièvre en la caressant de la gorge au ventre jusqu’à son intimité que je redécouvre avec émotion alors que sa main s’empare de la mienne avec fébrilité. 

Ma chambre n’est plus que gémissements et mots doux. On se dit qu’on s’est manqué. Nous ne faisons plus qu’une, soudées l’une à l’autre dans un rythme lancinant. Nos peaux se sont manquées. Ses doigts glissent en moi et m’arrachent des gémissements alors que ma main la pousse aux extrémités du désir sans l’étancher.

Je ne sais ce qui me procure le plus de plaisir : être en elle et sentir tout son désir nous envahir ainsi que son plaisir monter ou bien sa présence intense en moi… Toujours est-il que je jouis violemment et sans retenue de cette étreinte tant attendue. Il me faut quelques secondes pour me remettre de ce puissant orgasme qui m’a terrassée, faisant exploser en moi chaque cellule et chaque particule la constituant me plongeant dans un état d’apesanteur total et absolument incontrôlable. J’ai largement dépassé le 7ème ciel.

Quand je reviens à moi, je reviens immédiatement et fougueusement à Manue, glissant entre ses cuisses et ne lui laissant aucun répit, à l’écoute de son corps, de ses gémissements, du moindre de ses soupirs afin de lui arracher de ma bouche et de mes doigts un plaisir libérateur qui l’engloutit à son tour, lui arrachant un long cri et m’arrachant à nouveau un plaisir insondable
 

main

 

C’est avec une infinie tendresse que nous nous blottissons l’une contre l’autre, nous caressant et nous embrassant, redécouvrant chacune nos corps qui ont changé, muri, se sont enrichi d’expériences et blessé de déceptions, de chagrins et du manque de l’autre. 

Et, maintenant que le désir est étanché, on se remet à se parler sans plus pouvoir s’arrêter. On se dit qu’on s’est manqué. On se parle de tout et de n’importe quoi. De nous. De nos vies. De nos gouts. De nos tics, nos manies. On n’arrive plus à s’arrêter. Parfois on se tait pour rire. Puis on reprend. On est si bien qu’on prend nos aises. Je me rends compte que pour la première fois avec elle, mes viscères se dénouent. Je me sens bien. Comme il y a longtemps que je ne me suis pas sentie. On ne parle pas du passé, de nous, à quoi bon, tout a déjà été dit.

mains

On ne s’arrête de parler que par le désir attisées, on fait l’amour encore et encore, comme pour rattraper le temps perdu. Frotter nos peaux pour effacer la distance et le manque. Avec douceur et infiniment de tendresse.
On s’endort blotties l’une contre l’autre, tard dans la nuit, alors que la musique se fait encore entendre en bas.
 

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